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 Mort d'un petit garçon dans un hôpital

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mustang
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MessageSujet: Mort d'un petit garçon dans un hôpital   Jeu 25 Déc - 23:20

Mort d'un petit garçon dans un hôpital, victime d'une erreur d'une infirmière



Un enfant de 3 ans a péri mercredi soir à l'hôpital St-Vincent-de-Paul, à Paris, après l'administration d'un médicament
L'infirmière qui a injecté le produit a admis une "erreur" dans l'administration du médicament. Elle s'est trompée de produit en changeant sa perfusion. Le Parquet de Paris a prolongé jeudi soir de 24h la garde à vue de cette femme.

Le père de l'enfant reproche à l'hôpital de ne pas avoir réagi assez vite.

L'enfant de trois ans, venu pour une angine, avait été admis à l'hôpital vers 18h mercredi soir. Il a été mis sous perfusion de sérum glucosé destiné à le réhydrater. Entre 18h00 et 19h00, l'infirmière a changé la poche en plastique de la perfusion de l'enfant et s'est trompée de produit, en injectant du chlorure de magnésium, un produit habituellement bénin.

L'état de l'enfant s'est détérioré à 19h00 et il a été emmené en réanimation.

Selon un médecin interrogé par l'AFP, un décès provoqué par chlorure de magnésium, produit bénin, est surprenant. "S'il est trop dosé ou donné en quantité importante, cela peut entraîner une hypermagnésémie qui peut entraîner la mort, mais de manière rarissime", a expliqué ce médecin.

Le père dénonce la lenteur du service hospitalier

"Il y avait personne, je suis sorti dans le couloir et j'ai dit aidez-moi", raconte Ihmad, le père de l'enfant. "J'ai fait le tour, il n'y avait pas un seul infirmier. Et, quand les infirmiers sont venus, il m'ont dit +arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n'a rien, pourquoi vous nous criez dessus ?+. Je leur ai dit +mon fils est en train de mourir+", ajoute-t-il, précisant que les infirmiers lui ont alors expliqué que l'enfant avait des somnolences.

"Après, quand ils ont vu la gravité de l'affaire, ils sont partis dans tous les sens appeler les médecins et c'était moi qui faisait des réanimations cardiaques à mon fils. Il était déjà mort", poursuit le père. "Moi j'ai perdu mon bébé. Il est venu pour des amygdales et on me dit qu'il a eu une crise cardiaque. Il est mort dans mes bras", dénonce-t-il.

L'infirmière placée en garde à vue

L'infirmière, qui a reconnu s'être trompée de médicament, un geste qui pourrait avoir été fatal à l'enfant, a été placée en garde à vue mercredi à 23h dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP), chargée de l'enquête par le parquet de Paris. Sa garde à vue a été prolongée de 24h jeudi soir.

A l'issue de cette garde à vue, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire, probablement pour "homicide involontaire", et l'infirmière, qui est membre du service de pédiatrie générale de l'hôpital Cochin-Saint-Vincent de Paul, devrait être présentée à un juge d'instruction.

"Dès les premiers moments, l'infirmière est venue dire à son chef de service qu'il s'agissait d'une erreur", a déclaré jeudi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. "Elle est en garde à vue, ce qui est la procédure normale dans ce cas", a assuré la ministre qui a "demandé une enquête à la DDASS de Paris".

Outre l'enquête demandée par Roselyne Bachelot à la DDASS de Paris, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a lancé de son côté "un audit interne pour comprendre les circonstances de ce drame". La police judiciaire est également chargée d'une enquête judiciaire.

Le placement en garde à vue suscite des réactions

La garde à vue de l'infirmière à la suite de la mort de l'enfant de 3 ans paraît "disproportionnée" à partir du moment où l'hypothèse avancée est celle d'une faute non intentionnelle, a estimé jeudi un responsable de la CGT-santé. "Quand il y a une erreur, il faut la reconnaître, même si elle est dramatique. Le professionnel doit assumer les conséquences, c'est pour ça qu'on a des assurances et les familles ont droit à réparation", a déclaré à l'AFP le médecin urgentiste Christophe Prudhomme.

L'"erreur" d'une infirmière n'est pas un "crime" justifiant une garde à vue, a indiqué jeudi Sud, deuxième syndicat de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). "La mort d'un enfant c'est toujours une catastrophe. Je comprends que les parents soient effondrés. Ce qui me pose problème, c'est la façon dont on réagit aujourd'hui en mettant les gens en garde à vue. Il suffit de demander ce qui s'est passé. Nous, on est interrogé à chaque fois qu'il y a des erreurs", a indiqué Marie-Christine Fararik (Sud AP-HP) à l'AFP.

Le président de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Jean-Marie Le Guen, même s'il s'est dit ému face à ce drame et souhaité que "tout soit mis en oeuvre pour venir en aide" à la famille, a émis certaines réserves concernenant la garde à vue de l'infirmière: "Des procédures administratives et judiciaires de contrôle sont engagées aujourd'hui (...) pour faire progresser l'information qui, comme après chaque accident, exige que l'on progresse dans la sécurité et la qualité des soins". Cependant, "cette garde à vue est à ma connaissance une procédure tout à fait inhabituelle. Je serai très attentif à ce qu'elle se passe avec le plus grand respect des personnes", a-t-il encore déclaré.

"La ministre peut toujours dire à la télé: 'Vous voyez comme nous sommes du côté des victimes', comme si ça avait été fait exprès, comme si c'était un crime. Mais ce n'est pas un crime, c'est une erreur. La médecine, je suis désolée, c'est fait par des humains", a-t-elle ajouté. Jugeant le "risque zéro" impossible, elle a souligné que l'accroissement "à tout prix" de la "productivité" à l'hôpital "peut favoriser" ce type d'erreur.

Le PCF a estimé dans un communiqué que, en raison des "information actuellement disponibles" (qui) indiquent qu'il s'agirait d'une erreur médicamenteuse", "la mise en garde-à-vue de l'infirmière à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) depuis hier soir 23h00 paraît pour le moins démesurée".

SOURCE : .france2 - 25.12.2008.

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MessageSujet: Re: Mort d'un petit garçon dans un hôpital   Ven 26 Déc - 12:46

Je ne ferais aucun commentaire sur ce drame, je pense que tous les commentaires sont prématurés tant que l’enquête n’est pas plus avancée, toute ma sympathie envers cette famille qui est dans le malheur, sincères condoléances.

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